Sélectionner une page

Philippe DURET

L’Armistice douloureux pour les Savignois

A 11h précises, le lundi 11 novembre 1918, sur tout le front, les clairons sonnent le cessez-le-feu, les cloches des églises sonnent à la volée comme une délivrance. C’est la fin de la guerre, pourtant ce matin-là, on a tué et on est mort.

Famille Duret.2
Joannès Philibert DURET (en bas à gauche) entouré de ses frères

A Peuvillers dans la Meuse, Joannès Philibert DURET (dit Philippe), clairon au 7ème colonial, est tué par un éclat d’obus en sonnant l’Armistice. Savignois, mobilisé au front avec ses trois frères (Jean-Claude, Jacques et Antoine), à 22 ans, il n’est pas revenu à la ferme au Basset. D’abord enterré dans une petite commune de la Meuse (Lissey-Ecurey), il repose depuis 1924 à Savigny.

Merci à la famille DURET/NOVE pour ce témoignage.

On ne pouvait pas mourir le jour de l’Armistice. Ainsi Philippe DURET a dû , comme Augustin TREBUCHON* dernier soldat tué le 11 novembre, être déclaré à l’époque officiellement mort le 10 novembre 1918

(*Agent de liaison, courant de zone en zone de combats pour délivrer des messages écrits)

Philippe Lorain