La règle de saint Benoît comprend 73 chapitres. Charlemagne fit copier et distribuer la règle bénédictine dans toute l’Europe Occidentale pour encourager les moines à la suivre comme norme.
Le chapitre 61 de la règle de saint Benoît prévoit l’accueil des moines étrangers comme invités dans la communauté.
Une légende populaire prévoit que la règle bénédictine contient le passage suivant :
Si un moine pèlerin vient des régions éloignées, avec le désir de demeurer en tant qu’invité dans le monastère et se contentera des coutumes qu’il trouve dans le lieu et ne perturbera peut-être pas par sa somptuosité le monastère, mais est simplement satisfait avec ce qu’il trouve : il sera reçu, aussi longtemps qu’il le désirera. Si en effet, il trouve une faute dans quelque chose, ou l’expose raisonnablement et avec l’humilité de la charité, l’abbé en discutera prudemment de peur que Dieu ne l’ait envoyé pour cette chose même. Mais s’il est trouvé bavard et contumace pendant son séjour en tant qu’invité, non seulement il ne doit pas être joint au corps du monastère, mais aussi on lui dira, honnêtement, qu’il doit partir. S’il ne part pas, laissez deux moines robustes, au nom de Dieu, lui expliquer la chose.
Ce passage est extrait d’une traduction du chapitre 61 de Benedict’s Regner traduit et édité par Ernest Flagg Henderson et réimprimé en 1907. Elle omet une partie du chapitre qui enjoint le monastère d’accepter l’invité en bonne conduite comme résident permanent.
La dernière phrase sur « deux moines robustes » n’apparait pas dans la règle, c’est un mythe populaire qui a été inscrit dans plusieurs publications réputées et qui ont ainsi propagé l’erreur.
@RMN/René Gabriel Ojeda
Jean Claude Delayer et Sylvie Montoux d’après une étude de Patrick Comerford