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Organisation de la vie monacale


Des officiers aux moinillons, des problèmes financiers aux moyens d’hébergement en passant par la cuisine, tout était réglementé à l’abbaye. L’organisation d’une communauté religieuse de cette importance comportait nécessairement l’existence d’un certain nombre de charges et de dignités relatives tant aux besoins temporels des moines qu’à leur direction spirituelle.

Le modèle de la vie des moines d’après saint Benoît est une famille, une communauté de vie : un des frères, élu par la communauté des moines, devient leur Abbé, le père (Abba) à qui on devait l’obéissance absolue, mais qui doit servir plus que présider. Il recevait ensuite la bénédiction, toute symbolique, de l’archevêque de Lyon.Les moines doivent maintenir une relation harmonieuse avec leurs frères dans le travail ou dans les gestes quotidiens.

L’abbé possédait une autorité patriarcale absolue sur la communauté mais restait lui-même soumis à la règle, et devait consulter les autres membres de la communauté sur les questions importantes. Il dirigeait les séances du chapitre, que ce soit pour des décisions d’importance, pour la coulpe ou pour la règle. Il devait fournir le vin à consommer du 17 décembre au 8 février, et de la Saint-Jean au 31 octobre ; exception faite des trois derniers jours d’août, les trois doyens en étant chargés. Le vin était pris dans les vignes que l’abbé possédait dans la région.

Les abbés étaient les supérieurs du monastère, mais ils étaient aussi les « seigneurs religieux » d’immenses territoires et possédaient les pouvoirs pour les gérer : droit de Justice, droit d’imposition, et devoir de protection.

L’abbé contrôlait aussi la réception des hôtes de passage.

Il disposait aussi de pouvoirs judiciaires : les délinquants coupables d’homicide, de sacrilège ou de violence contre un prélat comparaissaient devant lui.

Dans ses fonctions l’abbé état aidé par une communauté  religieuse avec des charges différentes.

L’abbaye  avait ainsi un grand prieur, bras droit de l’abbé. Son élection se faisait à la pluralité des voix et confirmée par Monseigneur de Lyon.

Il convoquait les moines pour décider la date de l’élection du nouvel abbé après l’enterrement de son prédécesseur ; il devait être un modèle d’honnêteté pour les autres religieux. Le grand prieur pouvait infliger des peines.

 Un prieur claustral, (responsable de l’abbaye) remplaçait l’abbé lorsque celui-ci s’absentait.

Le  chamarrier  venant après le grand prieur, Seigneur du bourg de Savigny,    avait la charge du trésor, de la récolte des taxes … IL était le troisième grand dignitaire de l’abbaye après l’abbé et le grand prieur.

Il remplissait l’office de « gardien du trésor », était doté d’une cour de justice composée d’un lieutenant et de plusieurs officiers. Il était chargé de l’entretien des bâtiments  du monastère. Il recevait tous les revenus destinés à l’abbaye, gérait et ordonnait les fonds. On lui remettait les dons et il les répartissait

Il était chargé du confort et du bien-être des moines

Le notaire royal de la seigneurie établissait les terriers ou livres de redevance qui faisaient état des biens vassaux dont bénéficiait le seigneur chamarier.

Le grand cellérier était son économe, le petit cellérier, le grand sacristain qui avait soin de la sacristie, l’hôtelier  était chargé de recevoir les nobles, les religieux, les « honnêtes personnes » à qui il devait trois repas et le coucher.

devait réciter la messe, le  communier, les doyens de Lanay, de Taylan et de Courzieu, le capistol qui était maître d’école et chantre, l’infirmier, le pitancier qui devait distribuer la pitance, le petit sacristain, le réfecturier qui donnait le pain et le vin aux frères dans le réfectoire, l’ouvrier qui était chargé principalement de réparer les toitures, le cruisier qui entretenait une lampe ardente devant la croix, le Prieur de Vallorgues, le chambellan qui régissait tout ce qui concernait le service intérieur de l’abbaye, le chancelier -gardien du sceau de l’abbé- et que nous nommerions aujourd’hui le secrétaire général.

Après les dignitaires, on dénombrait les simples moines, puis les officiers laïcs dont les offices étaient presque tous possédés héréditairement = peseur de pain, tailleur de froc, médecin, barbier, fournisseur de charbon à encenser…

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