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Abbaye de Savigny… Vestiges éparpillés … avec Mary Annick Lavigne


De nombreux passionnés  se sont retrouvés  à Savigny le 17/6  à la conférence organisée par le Patrimoine  et Mary Annick Lavigne dans le cadre des journées du patrimoine de Pays- Un complément de financement pour les statues…

Bien connu des Savignois, Mary Annick Lavigne a dédié sa vie professionnelle au pré-inventaire des monuments et des richesses artistiques du Rhône. Elle a commencé son travail de fourmi dans un petit bureau du palais St Jean avenue Adolphe Max que l’on dénommait le guichet du savoir. Elle sera à l’origine de nombreuses publications sur les communes du Rhône et de nombreux thèmes : aqueducs romains, chapelles ,croix de chemins, fours à chaux ou caves à neige, pré-inventaire de Savigny, Châtillon, Chasselay, Fleurieu, Sarcey, Messimy…

Mary Annick en participant aussi à de nombreux recueils historiques peut être considérée comme un passeur de patrimoine, un passeur de mémoire rappelle Odile Moinecourt.  Elle  a su transmettre avec intégrité les analyses du passé aux générations.

Au cours de sa conférence Mary Annick nous a proposé un résumé de l’histoire de l’abbaye, qui depuis la fin du XVII ème siècle et surtout un peu avant la Révolution avait commencé à décliner avant d’être sécularisée entre 1779 et 1784. Les pillages des objets religieux, sculpture, éléments architecturaux, façades,  commencèrent cette époque.

Ce démantèlement de l’abbaye, a eu comme conséquence la vente et donc le départ de centaines de pierres de taille et autres pierres sculptées français (Gadagne à Lyon) ou américains (Musée des Cloîtres à New York) où elles constituent des éléments remarquables des collections.

Au cours de la réalisation du pré-inventaire de Savigny réalisé en 2003 Mary Annick Lavigne et ses correspondants ont retrouvé dans les maisons ou constructions des alentours de nombreux « réemplois » ; blasons, pierres tombales, colonnes ou colonnettes, pierres taillées d’angle ou de portes et de fenêtres … dont elle nous a présenté de nombreuses photos.

Mais tous « les habitants de Savigny »  qui avaient une dévotion particulière  autrefois de la chapelle notre Dame sous Terre aujourd’hui démolie ne doivent pas se sentir coupables des disparitions.

Vers la fin du XIXème siècle, un habitant du village, Antoine Coquard, rassemble et conserve la majorité des pièces exposées aujourd’hui. Elles sont aujourd’hui, avec les statues acquises, protégés et inscrits comme Monuments historiques.

Pendant plusieurs  siècles, l’abbaye a été plongée dans un silence profond mais Les vestiges laissent encore une trace indélébile au fond de la mémoire des Savignois.